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Dossier (1/2) : Qui fait réellement le Top 14 ?

Alors que le Top 14 fait relâche pendant les test-matchs de novembre, rencontresaxv.fr s’est penché sur les joueurs qui composent (réellement) l’un des meilleurs championnats de rugby du monde. Nous reviendrons, club par club, poste par poste sur la répartition des joueurs français et étrangers du championnat. Cela nous amènera naturellement à parler du JIFF, de la formation et donc du XV de France.

Qui joue en Top 14*?
Le Top 14 est composé à 60% de joueurs français (sélectionnables avec le XV de France). Les 40% de joueurs étrangers sont répartis comme suit (voir le schéma ci-dessous) : sud-africains (42 joueurs), argentins (30), néo-zélandais (18), fidjiens (17), anglais (15), samoans (13), italiens (10) et tongiens (10).

Répartition des joueurs du Top 14 par pays

Répartition des joueurs du Top 14 par pays

Répartition des joueurs par club
Le club qui compte le moins de joueurs français (et donc le plus de joueurs étrangers) est le SU Agen (14 soit 60% de l’effectif). C’est également le club qui compte le plus grand nombre de nationalité dans son effectif (13).

Suivent ensuite Brive, Clermont, le Racing Metro et le RCT avec 18 joueurs (seulement) sélectionnables en équipe de France. Cela représente pour certains moins de 50% des joueurs ayant participés à un match depuis le début de la saison.

A l’inverse, les clubs qui comptent le plus de joueurs français sont Toulouse (28 joueurs soit 80% des joueurs alignés), l’USAP (71%) et La Rochelle (70%).

Au vu des résultats de Toulouse (1er après 12 matchs) et de La Rochelle, c’est plutôt encourageant. Un peu moins pour l’USAP.

Répartition par poste
Parmi les 90 piliers ayant joués au moins une minute, 49 sont français. Parmi les 41 étrangers, on compte notamment 10 sud-africains, 8 argentins et 6 géorgiens.
Toutefois, il faut noter que les trois piliers les plus utilisés (Nnomo, Roncero et Gerber) ne sont pas français.

Au talon, on compte seulement 8 étrangers et 32 français. Les 5 talonneurs les plus utilisés sont français : Dimitri szarzewski, Benjamin Noirot, Sébastien Bruno, William Servat et Mickael Ladhuie. Viennent ensuite Jalil Narjissi (marocain) et Ti’i Paulo.

La première ligne 100% « french flair » est à mettre à l’actif de l’USAP avec Nicolas Mas, Jérome Schuster et Guilhem Guirado qui pourraient être alignés tout trois avec le XV de France. Au BO, c’est pas mal non plus avec une ligne de devant composée de Benoist August, Sylvain Marconnet et Romain Terrain.

En deuxième ligne, il y a plus de joueurs étrangers que de joueurs français. 33 joueurs français contre 34 étrangers. La palme revient aux sud-africains (8 joueurs), aux argentins et aux anglais (4 joueurs).

Les deuxièmes lignes les plus utilisés sont Lisiate Fa Aoso (SU Agen), Jérome Thion (BO) et Adri Badenhorst (SUA).

En troisième ligne, les piliers les plus utilisés ne sont pas français : Antonie Claassen, Juan Martin Fernandez Lobbe, Chris Masoe et Sergio Parisse. Arrive enfin Fulgence Ouedraougo (titulaire face au Fidji). Les français les plus utilisés avec le montpellierain sont Damien Chouly et Julien Bonnaire.
Les joueurs français sont représentés à hauteur de 57% en 3ème ligne.

La charnière est belle et bien une spécificité française. Il sont 31 à la mêlée contre 7 étrangers. Des postes clés qui n’ont jamais fait défaut en France.
Dimitri Yachvili a été le demi de mêlée le plus utilisé suivi de deux « Julien », Dupuy et Thomas. Parra, Cazenave complétent les « demi de mêlée » de pedigree français. Le premier étranger est sans surprise Byron Kelleher.

A l’ouverture, ils sont 21 contre 12 étrangers…et les joueurs les plus utilisés sont Lionel Beauxis (Paris) et Rémy Tales (La Rochelle). Suivent deux « sudistes », Brock James et Cameron McIntyre.

« Le Top 14 fait la part belle au jeu jusqu’au 10 mais en termes d’animation offensive, il est pauvre » avait dit Marc Liévremont, il y a quelques semaines. Voyons voir ce qu’il se passe derrière la charnière.
Au centre, 40% des joueurs sont étrangers contre 60% de français. Dans les faits, c’est sensiblement la même chose : ils sont 7 sur les 12 « paire » de centre à être français. Les plus utilisés sont : Jamie Noon (Brive), Seremia Baï (Castres), Mathieu Bastareaud (Stade Français) et Fabrice Estebanez (Brive). La paire de centre briviste est donc indéboulonnable (dû à la profondeur du banc du CAB).

Aux ailes, 60% des joueurs sont français. Les 3 ailiers les plus utilisés sont pourtant étrangers : Rudi Wulf, Takudzwa Ngwenya et Napolioni Nalaga. Viennent ensuite 4 sélectionnés dans les 30 : Huget, Rougerie, Audreu et Arias.

A l’arrière, c’est à peu près la même histoire avec 60% de joueurs français. Les deux joueurs les plus utilisés sont en équipe de France. Il s’agit de Médard et de Palisson.

La majorité des joueurs évoluant en Top 14 sont français (entendez formés en France). Cependant, certaines équipes ont une politique assez inquiétante : recrutement de joueurs étrangers moyens alors que le vivier français et les joueurs qui souhaitent du temps de jeu est important. Alors pourquoi le SUA – notamment – raisonne t-il comme cela?

Cette question nous poussera à revenir sur la fameuse réglementation du JIFF et surtout sur sa mise en pratique dans les clubs.

Rendez-vous pour la suite de ce dossier, le lundi 22 novembre 2010.

*sur la base des quelques 500 joueurs ayant joués depuis le début de la saison
** autres : ensemble des pays ayant moins de 10 joueurs évoluant en Top 14

1 commentaire sur “Dossier (1/2) : Qui fait réellement le Top 14 ?”

  1. […] Place aux jeunes? Non plus. Le Tournoi des 6 nations des moins de 20 ans ayant lieu en même temps que le Tournoi des 6 nations, des joueurs comme Barraque, Doussain, Magnaval ou encore Taofifenua ne pourront être utilisés par leur club. Inquiétant lorsque l’on sait que ces fenêtres internationales peuvent être, pour certains, l’occasion d’avoir du temps de jeu dans leur club. Raté. Le calendrier actuel et la professionnalisation du rugby ne permettent plus de faire jouer nos jeunes. Avec ou sans JIFF. […]

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