Victor Paquet rugbyman chômeur du Top 14 raconte son quotidien - Rencontresaxv.fr Rencontresaxv.fr est un blog sur le rugby qui traite de l'actualité du rugby en France et à l'étranger. Pour les amoureux du ballon ovale

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Deuxième jour pour Victor Paquet avec le Stade Français

Après une saison en dent de scie, son contrat n’a pas été renouvouvelé

Victor Paquet, un rugbyman au chômage avec le Stade Français


Cette semaine, Rencontres à XV vous plonge dans le quotidien de Victor Paquet, jeune pilier issu de la formation Toulousaine et actuellement au chômage. Ce jeudi, à 19 heures 15, le Stade Français Paris affronte en match amical les Saracens à Londres. Pour l’occasion, le syndicat des joueurs (Provale) a proposé à 5 joueurs, sans clubs, de venir garnir les rangs parisiens. Une chance unique pour eux de se mettre en valeur. Et de (re) goûter à l’ambiance d’un groupe professionnel.
Victor nous raconte sa deuxième journée passé au sein de l’effectif parisien. Au menu : l’entrainement, la causerie de Felipe Contepomi et la mise en place tactique. Témoignage.

Exceptionnellement, c'est sur le terrain de l'Honourable Artillery Company, au coeur de la City, que le Stade Français affronte ce soir les Saracens

Jour 2 : La nuit, a été bonne, très bonne même je pense que je n’ai pas dormi aussi bien depuis quelques temps. Allez savoir pourquoi, on se le demande ;) ! Petit déjeuner tranquille ce matin, je me retrouve en tête à tête avec Q (Quentin D’Aram), on lit un peu L’Equipe Magazine tranquilou. Dans la foulée départ pour LA FAISANDERIE. Deuxième jour d’entrainement, on ressent quelques courbatures aux cannes dues à l’entrainement d’hier mais rien de grave. On se met un peu en action en réveillant nos muscles, puis on commence par un léger touché manière de galoper un peu. Ensuite, ce sera vraiment tranquille aujourd’hui, on voit comment on sort de notre camp, les coups d’envois, les renvois aux 22m, ce n’est pas trop dur ça va. Fin de séance, on revoit quelques touches et on voit 3 nouvelles combis de manière à ne pas trop faire toujours pareil demain.

Au rugby c’est marrant tu répètes des touches pendant des heures alors qu’en match il y en a une dizaine à tout casser. A la fin de l’entrainement Felipe Contepomi parle un peu du match, il nous sensibilise sur le fait que les Saracens ont un riche palmarès dans le rugby Anglais, que la plupart des mecs sont des Sud-Afs, que ça va piquer, de plus nous ne nous sommes pas entrainés beaucoup ensembles, que ce soit les jeunes parisiens ou nous 5 (les joueurs au chômage). Alors le magicien argentin précise qu’il va falloir se concentrer sur les fondamentaux, une bonne communication ainsi qu’une bonne défense. Il me tarde d’y être, on entre petit à petit dans le bain, malgré que ce match soit « amical », nous savons tous qu’il va falloir s’envoyer pleinement pour ne pas en prendre 50. Vous savez dans le rugby un match n’est jamais amical et puis quand on prend une branlée on est jamais fier, ça fout toujours les boules, on est avant tout humain et compétiteur, alors la fierté en prend un coup dans ce cas.

On rentre à l’hôtel, les dirigeants du Stade Français nous rappellent bien l’horaire à laquelle ils viendront nous chercher. On se lave, on descend manger. On est un peu tous fatigué et il nous tarde à chacun la sieste (ce qui est primordial pour un sportif). On a l’après-midi de libre, on voulait aller faire un tour dans Paris, mais je pense que la fatigue de chacun va vite calmer cette envie. Au pire si on bouge un peu, on bougera en fin d’après midi. Ah oui d’ailleurs, le staff a laissé une voiture 7 Places à Gael Arandiga et nous ont bien prévenus que si on voulait s’en servir il n’y avait pas de souci. On est vraiment reçus comme des pachas !

Provale a contacté la presse pour nous faire un peu de pub, ce qui est super gentil. Après le repas, il y a un journaliste de Rugbytransfert qui nous demande pourquoi et comment on était arrivé là etc… Et puis je jouais à Football Manager pépère sur mon mac et un journaliste de Rencontresaxv (le site et non l’émission télé) m’a demandé de l’appeler. Voilà, mon « Journal de Bord » va être publié sur ce site. Petite anecdote assez marrante quand même, ça me fait sourire. Je vais faire une petite sieste et raconterai un peu notre fin de journée.

Je suis réveillé. Enfin, je suis sorti de mon lit plutôt car je n’ai pas trop réussit à dormir, tous mes proches m’ont félicité pour cette petite brève… Ca me donne le sourire car au début je ne pensais pas que ça serait terrible de faire ça, mais au final j’ai bien fait. J’irai jusqu’au bout de mon idée, je le ferais sur quatre jours. Certains m’ont carrément dit qu’ils avaient les larmes aux yeux ? Carrément ! Ce n’est pas du tout ce que je tente de faire, je veux simplement transmettre ce que j’ai sur le cœur aux gens qui sont derrière moi, qui me soutiennent chaque jour.

Ce soir, on est sorti ensemble pour manger un petit bout à Bercy Village. C’était très sympa, autour d’un repas léger on a bien papoté. On pense de plus en plus à demain on se dit que ça va vraiment piquer contre les Saries. On prend conscience des quelques joueurs stars qu’il y a là-bas. On rigole, on se dit que demain après le match on va être fracassé, mais rien de tel quand même !! Je vais aller faire un énorme dodo car demain il faut être en forme, on va prendre l’Eurostar vers 11 heures. A Paris, même si la gare n’est pas loin, il faut prévoir large à cause de la circulation. Vivement demain (aujourd’hui) putain. La journée va être longue jusqu’à 18H…

2 commentaires sur “Deuxième jour pour Victor Paquet avec le Stade Français”

  1. gilles et brigitte dit :

    Bravo Victor,tu es presque aussi bon écrivain que joueur de rugby!! nous sommes trés content pour toi que tu puisses vivre cette nouvelle aventure ,en souhaitant de tout coeur qu’après ça des portes s’ouvriront enfin .Hé « merde  » pour le match de ce soir .bisous
    ps: vivement la suite de ton super journal !

  2. […] la semaine, Rencontres à XV vous a plongé dans le quotidien de Victor Paquet, jeune pilier issu de la formation Toulousaine, actuellement au chômage, appelé à disputer à […]

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