Rencontresaxv.fr est un blog sur le rugby qui traite de l'actualité du rugby en France et à l'étranger. Pour les amoureux du ballon ovale

La coupe du monde des oubliés…

Oubliés. Oubliée cette coupe du monde de rugby à XIII. Oubliés nos treizistes. L’Australie accueille en ce moment la 13ème coupe du monde de rugby à XIII dans l’indifférence générale. Une indifférence du nord au sud de l’hémisphère.

Depuis le 25 octobre 2008, l’Australie accueille la coupe du monde de rugby à XIII, qui réunit les 10 meilleures équipes mondiale. Comprenez le malaise. Une coupe du monde ramenée à 10 équipes pour ne pas la rendre déséquilibrée, aussi déséquilibrée soit-elle même entre ces 10 équipes. Comprenez le malaise quand vous regardez l’organisation des poules/groupes pour l’accession aux demies-finale.

Trois poules seulement qui réunissent respectivement 4 équipes (Australie, Nouvelle-Zélande, Angleterre et Papouasie Nouvelle-Guinée), 3 équipes (Fidji, Ecosse et France) et 3 autres équipes (Irlande, Tonga et Samoa). Cherchez l’erreur.

Les trois meilleures équipes se retrouvent dans le même groupe. Pourquoi? Pour ne pas faire des demies-finale qui ressembleraient étrangement à un match de National Rugby League ou de Super League et une finale de World Club Challenge. Mais que voulez-vous, la finalité est pourtant là.

La coupe du monde est presque toujours remporté par l’Australie, pays phare du rugby à XIII avec son championnat de NRL, bien plus prisé qu’une coupe du monde qui verra son équipe l’emporter !

Le XIII souffre, à mon sens, d’une grosse crise de sectorisation. Une sectorisation venue du sud. Comment voulez-vous attirer les médias à parler d’une compétition sans enjeux et qui se cherche (prochaine coupe du monde en 2014?). Seul Orange Sport a diffusé des matchs en France (Sport+ peut-être aussi).
Que dire alors de la diffusion par la chaine propriétaire des droits en Australie. Pas ou peu de directs car pas d’intérêt. On ne peut que les comprendre.

Les demies-finale de la compétition ne font qu’exprimer ce marasme :
Nouvelle-Zélande – Angleterre : Samedi 15 novembre 2008
Australie – Fidji : Dimanche 16 novembre 2008

La finale se déroulera (surement) entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie : quelle surprise !

La France de son côté, après un premier match encourageant contre l’Ecosse remporté 36-18, nos treizistes se sont inclinés 42-6 contre les Fidji. Ils n’iront pas plus loin. Dommage pour les retombées que cet événement aurait pu créer dans nos médias.

La coupe du monde de rugby à XIII a pris plus de 30 ans d’avance sur le rugby à XV. Et pourtant aujourd’hui, le rugby à XV dispose d’une aura sans égale.

Aux responsables australiens de démocratiser ce sport et de ne pas le concentrer entre quelques provinces. Du nord au sud, le rugby à XIII a sa place. Espérons que la bureaucratie fédérale n’ait pas sa peau !

Pour en savoir plus sur le rugby à XIII :
Coupe du monde de rugby à XIII
Fédération française de rugby à XIII
Gold Rugby
National Rugby League
Super League

A coeur vaillant…

C’est bien tout ce que nous pouvons retenir. Du cœur, ils en avaient hier soir pour venir à bout de leur bourreau. Un match terne et parfois sans relief où la bote de Skrela nous a sauvé d’une nouvelle désillusion.
Pas ou peu de grandes envolées. On attendait presque trop de ce match. On en sort presque déçu…déçu d’avoir vu un match aussi fermé. Mais que voulez-vous, c’est ainsi. C’est ainsi que l’Argentine joue et gagne habituellement ses matchs. Pas ce soir. Le cœur, vous dis-je. Parce que le jeu. Le jeu était au abonné absent hier. On aurait presque pu croire à une victoire Argentine qui aime ce genre de rencontre. Le genre de rencontre où on se fait chier, n’ayons pas peur des mots. Mais à choisir entre le jeu et la victoire vous en conviendrez, des fois pour ne pas dire tout le temps, on préfère la victoire à défaut d’avoir les deux.

Peut-être, pour avoir du jeu, faudra t-il qu’on se tourne vers le match de la semaine prochaine à Bonal face aux Pacific Islanders? Surement !

Des pacific islanders qui étaient en déplacement à Twickenham et qui n’ont rien pu faire face à une équipe d’Angleterre en reconstruction emmené par son nouvel entraineur Martin Johnson. Un match brouillon parfois mais positif pour le XV de la Rose : victoire 39-13.

Du jeu, il y en a eu entre le Pays de Galles et l’Afrique du Sud. Une équipe galloise très en verve malgré un début de match raté, qui n’échoue qu’à 5 points des Springboks (20-15).

Du jeu aussi, entre la Nouvelle-Zélande et l’Écosse, tout du moins du côté des All Blacks vainqueur 32-6 à Murrayfield.

Du jeu ou autant dire pas de match entre l’Irlande et le Canada (55-0)…Du jeu entre l’Australie et l’Italie (30-20), avec une grande fin de match de l’Australie.

Maintenant que vous avez conjuré le sort, on veut du jeu Messieurs !

Qu’avez-vous pensé de ce match entre l’Argentine et la France? Décevant ou soulageant ?

Conjurer le sort…

Deux fois de trop. C’est sans doute ce que doit se dire le staff français et les joueurs de l’équipe de France. Deux fois où ils ne fallait pas se manquer. Deux fois de trop.

Une première, un soir de coupe du monde. Une fin d’été où les argentins nous privaient d’un bonheur presque trop certain. Laporte, Moquet et les autres vous diront le contraire. Le soir où tout le monde pensait que la France ne domptait pas que le cuir rond comme ils l’ont si bien fait en 98 sur notre sol. Grave erreur.

Le match, vous le connaissez même si vous avez oublié ce triste score (17-12). Triste pour une France qui voulait trop bien commencer son mondial chez elle avec cette peur de bien faire. Fermer Laporte, il n’y a rien a voir.

Et pourtant si. Il y eu bien d’autres moments de réjouissance. La Nouvelle Zélande. Qui pensait qu’un soir d’octobre 2007, nous terrasserions les All Black à qui la coupe du monde était promise ?!
Puis la suite. Une suite ratée. Comme un gout d’inachevé.

France - Argentine Coupe du monde 2007
(Crédits photo : Flickr)

Une déception trop forte peut-être qui n’a pu empêcher une (nouvelle) débâcle. Une équipe livide face à une équipe des Pumas maître de son jeu. Sur d’elle. Heureuse d’en finir ainsi. A force de vouloir trop bien faire et de trop vouloir en faire nous avons pris plus que deux revers…

Il est temps de les effacer. Messieurs, conjurez le sort !

Le staff a retenu 22 joueurs pour affronter les Pumas samedi 8 novembre au stade vélodrome. Le XV de départ à forte consonance toulousaine est le suivant : Médard ; Malzieu, Jauzion, Baby, Heymans ; (o) Skrela, (m) Elissalde ; Harinordoquy, Picamoles, Dusautoir ; Nallet (cap.), Millo-Chluski ; Lecouls, Szarzewski, Barcella.

A signaler la toute première titularisation d’un Maxime Médard en grande forme.

Difficile d’imaginer un énième revers sur nos terres face à l’argentine !

Du nouveau à l’ouverture…

C’est ce lundi que parait le quotidien Le 10 sport qui vient concurrencer le monopole de l’Equipe. Un journal sous forme de tabloïd qui se veut différent du quotidien sportif historique des quais d’Issy. Oui mais pas tout à fait quand même puisque le 10 consacre les 3/4 de ses pages au foot. Oui le foot écrase comme titre un des chapitres du livre de David Garcia « La face cachée de l’Equipe ». Oui le foot fait vendre. Quoi qu’on en dise.
Un ancien rédacteur en chef de l’Equipe se laissait à dire « Le rugby ne fait pas vendre. Les gens qui regardent le rugby à la télé sont des blaireaux qui n’y connaissent rien, ils n’ont pas besoin d’acheter l’Equipe ».

Du rugby, pardi. Les plus septiques diront qu’on a notre hebdo et que c’est bien comme ça ! Qu’ils se réveillent donc. Deux pages c’est bien maigre. Au commande de la rubrique rugby, un Fabien Galthier sur tous les tableaux depuis qu’il a laissé la place à Ewen McKenzie.

Réponse dans vos kiosques !

A noter aussi la sortie d’Aujourd’hui Sport qui vient concurrencer Le 10 Sport. Un quotidien lancé par le groupe Amaury qui détient…l’Equipe.

Paris cale, Bayonne surprend…

On attendait cette neuvième journée de championnat avec attention. Le déplacement de Paris à Clermont – qui devait se rassurer – et la réception de Bayonne par Biarritz pour un derby basque digne de ce nom.

Paris cale…

C’est le constat que laisse cette journée. Après sa défaite face à Toulouse la semaine passée, Paris boit une nouvelle fois la tasse au Michelin. Pas beaucoup de jeu de la part des parisiens qui ne se sont reposé que sur le jeu au pied – peu précis – d’un Juan Martin Hernandez pas dans un bon jour.
Un seul essai durant ce match qui fut maitrisé du début à la fin par une équipe de Clermont qui vient faire taire toutes les critiques. Bien sûr, la route vers le bouclier et encore longue mais les jaunes et bleu ont montré une grosse solidité face à l’une des grosses écuries de ce championnat.
La trêve internationale devrait faire du bien autant du côté de Clermont que du côté de Paris qui commence à donner des signes de faiblesse.

Bayonne surprend…

Le deuxième choc de cette journée opposait l’Aviron bayonnais au BO. Une rivalité entre les deux équipes basque qui a tourné à l’avantage de Bayonne, qui s’impose de justesse dans un match terne mais solide de l’équipe des bords de la Nive.

L’aviron vient donc talonner l’USAP vainqueur facile du stade montois et Toulouse qui reprend les commandes du championnat après sa difficile victoire sur Brive à domicile.

Toulon sombre à nouveau face à une équipe de Montauban en grande forme. Toulon boit le bouillon et s’attend à des jours bien difficiles.

Le CO et Lionnel Nallet ne confirme pas leur victoire sur la rade la semaine dernière et reste dans la zone rouge. Attention danger du côté de Castres qui va passer une saison très difficile.

La semaine prochaine ne nous offre pas de confrontations hexagonales puisque le XV de France rencontre samedi 8 novembre l’équipe d’Argentine, qui avait fait si mal à notre XV il y a tout juste un an.

Un week-end capital…

Un week-end end capital à plus d’un titre. Paris se déplace au Michelin avec la ferme envie d’effacer la défaite subie la semaine passée face au champion de france.

En face, une équipe de Clermont qui ne tourne pas ovale ou plutôt rond. Après ses deux confrontations successives contre Montauban de piètre qualité, les auvergnats se doivent de l’emporter devant un public de plus en plus critique. Une victoire qui nous empêchera de dire dimanche « Qu’est ce qui ne va plus chez les jaunes et bleu ».

Capital car il voit s’opposer Biarritz et Bayonne pour un derby basque qu’on espère âprement disputé, en tout cas, plus que ces dernières années.

Brive battu à Bayonne la semaine passée se déplace à Ernest-Wallon pour rencontrer une équipe de Toulouse sûr de ses forces après sa victoire à Paris.

Montauban après sa très belle victoire du côté de Clermont reçoit un Toulon qui doute au fil des journées (voir la note Toulon en rade). On voit mal comment Toulon pourrait l’emporter.

Castres qui, après avoir ramené de précieux points de Toulon, veut continuer sur sa lancée face à Montpellier défait sur son terrain la semaine passée contre Bourgoin.

Les deux dernières rencontres voit s’affronter Dax et Bourgoin ainsi que le Stade Montois et l’USAP.

Alors capital, cette journée?!

Toulon en rade…

Toulon ne l’a emporté qu’à deux reprises cette saison. Trop peu au vue des ambitions d’un président qui avait marqué l’inter-saison en achetant des (ex) pointures de l’hémisphère sud. Il semble pourtant difficile à Tana Umaga de créer un collectif autour de cette playade de stars…

(Crédits photo : Flickr)

La saison avait pourtant bien commencé avec une belle victoire sur le vice champion de France clermontois (22-16) pour son retour dans l’élite du rugby. A Mayol qui plus est. Puis plus rien. Plus de jeu. La sortie le week-end suivant à Mayol est triste. Pauvre en jeu. Un match qui se solde sur un 3-3 face à une équipe briviste peu en verve.

Puis s’en suit, une défaite face au promu montois (seul victoire pour le stade cette saison) et une défaite face au parisien à Mayol (19-13). La victoire face à Bourgoin suivant ces deux revers, n’est qu’un feu de paille.

Le RCT montre donc ses limites après un mois de compétition. Bilan : 2 victoires, 3 défaites et 1 nul et peu de jeu.

Que dire alors des deux sorties européennes de Toulon face à Northampton et Bristol. Pauvre, pour le RCT qui ne dispose pas d’un effectif suffisant pour jouer sur les deux tableaux. Logique dira t-on. Mais on veut du jeu. On en attendait. Rien.

L’équipe ne s’est pas encore trouvée collectivement. Au grand dam de son flamboyant et business man de président, Mourad Boudjellal.

Même avec son statut de promu, Toulon ne s’attendait surement pas à un début de saison aussi difficile. Après 8 journées de championnat, Toulon compte 14 points et se rapproche dangereusement de la zone de relégation, après 3 défaites de rang.

La saison s’annonce difficile et ce n’est pas le limogeage de Jean-jacques Crenca qui devrait changer les choses.

Selon vous, Toulon a t-il l’effectif pour rester en Top 14 Orange?

Paris fait l’impasse…

On l’entendait jaser depuis quelques jours. Toulouse et son armada offensive ont donné tort au président parisien. La fête se voulait belle. Elle l’a été. Pour les toulousains.

Stade français Paris - Toulouse

D’emblée, les toulousains prirent le score avec deux coups de chaussons de l’ex-parisien et néo-toulousain David Skrela.
Réduit à 14, le Stade français Paris ne se démuni pas est revient au score et passe même devant avec
essai tout en panache de Julien Arias. Nenni.
Toulouse reprends rapidement les devants pour ne plus être rejoins. A la mi-temps Toulouse mène 20 à 13 et passe une seconde mi-temps plutôt tranquille avec deux nouveaux coup de pied du revenant Jean-Baptiste Ellisalde. Oh oui il l’avait dit…la fête sera belle.

Paris chute pour la première fois de la saison et pour la première fois au Stade de France en saison régulière où le rose distribué par « max » n’a su que faire contre une très belle équipe de Toulouse.
Noves n’a pas gâché la fête. Bien au contraire, il a offert un agréable spectacle. Merci Toulouse.

Dans les autres matchs de la journée, Clermont chute à nouveau et à domicile après sa déroute face aux Sharks et sa timide victoire à Montauban la semaine dernière. Inquiétant avant la réception de Paris la semaine prochaine. Clermont semble cruellement manquer d’envie après un énième bouclier manqué.

Une journée sans réelle surprise si ce n’est la victoire de Bourgoin face à un Montpellier qui fait une saison plus que correcte.

Cette première défaite parisienne vous semble t-elle inquiétante ? Est-ce logique ? la saison ne fait-elle que commencer pour Paris ? Le Stade français souffre t-il d’une Hernandez-dépendance dans son jeu?

Vous avez la paroles !